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2013 - Message du Président du Conseil Pontifical pour les Services de Santé pour la Journée mondiale de lutte contre la Lèpre

Pubblicato da in GiornateLebbra · 27/1/2013 09:07:55

Message du Président du Conseil Pontifical pour les Services de Santé pour la LXe Journée Mondiale de lutte contre la Lèpre

(27 janvier 2013)

Une «occasion propice pour intensifier la diaconie de la charité» (1)


Dimanche 27 janvier 2013, sera célébrée la Journée Mondiale de lutte contre la lèpre, mal aussi ancien que grave pour les souffrances, l'exclusion sociale et la pauvreté que comporte la maladie de Hansen. Cette célébration représente pour tous les chrétiens, les organisations de bienfaisance et les personnes de bonne volonté, une occasion précieuse pour relancer l'engagement en faveur de ceux qui sont atteints directement par le mycobacterium leprae ou en sont indirectement concernés, comme les proches, en encourageant un élan renouvelé pour la réinsertion sociale des personnes qui en portent les stigmates. Selon les données les plus récentes de l'OMS, 220.000 personnes environ, réparties entre hommes, femmes et enfants ont contracté la lèpre en 2011 et de nombreux nouveaux cas ont été diagnostiqués lorsque la maladie avait déjà atteint un stade avancé. Ces données indiquent la persistance, malgré l'action méritoire de réalités internationales et nationales, gouvernementales et non – comme l'OMS et les Fondations Raoul Follereau et Sasakawa – d'une possibilité d'accès encore insuffisante aux structures de diagnostic, ainsi que de la carence de la formation à la prévention des communautés à risque de contagion, comme d'ailleurs le besoin d'actions de santé et d'hygiène ciblées. Tout cela est fondamental pour la lèpre, désormais sans issue fatale si elle est soignée comme il se doit, et aussi, dans une large mesure, pour les autres maladies « négligées » qui, dans leur ensemble, continuent à provoquer chaque année des centaines de milliers de décès, de graves handicaps ou de toute manière, des compromissions permanentes des conditions de santé d'adultes, d'adolescents et d'enfants dans les pays désavantagés au point de vue économique. Il s'agit de pathologies qui constituent d'authentiques fléaux dans certaines parties du monde, mais elles ne reçoivent pas une attention suffisante de la communauté internationale ; parmi elles citons notamment la dengue, la maladie du sommeil, l'onchochercose, la leishmaniose et le trachome.

En présence d'une telle émergence sanitaire, également à la lueur de l'Année de la foi et avec le désir de nous engager de manière toujours plus intense, comme catholiques, dans l'accomplissement de ce qui est demandé par Jésus dans le commandement « Euntes docete et curate infirmos » (Mt 10, 6-8) et par le baptême, je désire renouveler l'invitation à nous employer et à nous prodiguer afin que cette 60ème Journée mondiale de lutte contre la lèpre constitue une nouvelle « occasion propice pour intensifier la diaconie de la charité dans nos communautés ecclésiales, pour que chacun soit un bon samaritain envers les autres, tous ceux qui sont auprès de nous » (2). Laissons-nous inspirer par l'exemple de saints, de bienheureux et de personnes de bonne volonté, comme saint Damien de Molokaï, SS.CC. et sainte Marianne Cope, O.S.F., le bienheureux Jan Beyzym, S.J. et la bienheureuse Mère Teresa de Calcutta, fondatrice des Missionnaires de la Charité, le serviteur de Dieu Marcello Candia et Raoul Follereau, dont cette année on commémore le 110ème anniversaire de la naissance, afin qu'ils nous soutiennent dans l'aide et le réconfort que nous apporterons à ces frères et sœurs malades, aux plus petits et aux plus marginalisés.

Je remercie la Providence divine d'avoir pu visiter personnellement, l'an dernier, l'île de Molokaï, où ont travaillé saint Damien et sainte Marianne, ainsi que le Madagascar où a œuvré le bienheureux Jan Beyzym. Ce sont des lieux très riches d'humanité et de foi où j'ai eu l'occasion de rencontrer des personnes atteintes de la lèpre et de prier pour vous tous, les malades, sans oublier les personnes qui sont auprès de vous.

Un rôle tout aussi important revient à toutes les personnes victimes de la lèpre, appelées à collaborer en vue de l'affirmation d'une société plus accueillante et juste, qui permette la réinsertion de celles qui ont été guéries pour faire connaître et promouvoir les possibilités de diagnostic et de soins, pour réaffirmer la nécessité de se soumettre à des traitements afin de guérir et de contribuer à éradiquer l'infection, pour propager, dans les réalités d'origine, les critères de santé et d'hygiène indispensables pour enrayer une nouvelle propagation. En outre, comme chrétiens, quiconque a été frappé par la lèpre a la possibilité de vivre sa condition dans une perspective de foi, « en en découvrant le sens par l'union avec le Christ, qui a souffert avec un amour infini » (3), en priant et en offrant ses difficultés pour le bien de l'Église et de l'humanité. Tout en étant conscient de ce qui vient d'être mentionné, cela n'est pas facile et exige la charité envers soi-même et envers le prochain, l'espérance, le courage, la patience et la détermination. Je désire rappeler – avec les mots de saint Paul – que personne d'entre nous « n'a reçu un esprit d'esclaves pour retomber dans la crainte », mais que nous « avons reçu un esprit de fils adoptifs qui nous fait nous écrier : Abba ! Père ! » et « si nous sommes enfants, nous sommes donc héritiers : héritiers de Dieu et cohéritiers du Christ, puisque nous souffrons avec lui pour être aussi glorifiés avec lui » (Rm 8, 15-17) ; et même dans les situations les plus adverses, le chrétien a la certitude que « ni puissances, ni hauteur ni profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté dans le Christ Jésus, notre Seigneur » (v. 39).

Enfin, en remerciant tous ceux qui se sont dépensés et se dépensent dans la lutte contre la lèpre, j'adresse ma prière la plus fervente à la Vierge Marie, Salus infirmorum, afin que toutes les personnes souffrantes trouvent le réconfort et le soulagement dans la relation avec Dieu et dans l'action de tant de personnes qui leur consacrent leur vie.

Avec ma proximité, ma prière et ma bénédiction.

+ Zygmunt ZIMOWSKI


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Notes
[1] Benoît XVI, Message pour la XXIème Journée Mondiale du Malade 2013, 4.
[2] Ibid.
[3] Benoît XVI, Lettre encyclique Spe Salvi, 37



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